Ce photomontage présente le placement en orbite par Ariane 5 de l’Automated Transfer Vehicle (ATV, véhicule automatique de transfert), destiné à ravitailler la Station spatiale internationale (voir p. 61). Le document montre la fusée Ariane 5 expulsant sa coiffe à la sortie de l’atmosphère terrestre à 110 kilomètres d’altitude, 200 secondes après le décollage depuis Kourou (en Guyane française). La coiffe est l’élément supérieur, la tête de la fusée. Sa forme ogivale favorise le décollage en réduisant la résistance à l’air. Elle donne au lanceur (la fusée) l’aérodynamisme requis. Véritable bouclier thermique qui assure la protection de l’ATV pendant la traversée des couches denses de l’atmosphère, la coiffe isole des vibrations acoustiques. Sa structure est en « carbone-carbone », un matériau composite dont le rôle est de distribuer les contraintes et de protéger de l’environnement extérieur. Les principales caractéristiques du carbone sont la résistance thermique, mécanique et la légèreté. Grâce à l’action d’un système pyrotechnique, la coiffe se sépare en deux morceaux qui se consumeront dans l’atmosphère. Elle laisse alors apparaître le module ATV, dont la longueur est de 10 mètres pour un diamètre de 4,50 mètres. Dans cette phase, c’est l’étage central qui assure la propulsion d’Ariane : il permet le placement du module en orbite. Cet étage est constitué d’un réservoir en alliage d’aluminium. Le dégagement énergétique du moteur cryotechnique Vulcain 2 est alimenté par des propergols (produit capable par réaction chimique de fournir l’énergie de propulsion d’un moteur-fusée).
Lancement







